Il est bien connu que le clavier vertébral, par l’intermédiaire du tronc sympathique, a une grande influence sur les fonctions organiques.
Une relation segmentaire à double sens puisqu’une fixation articulaire vertébrale peut affecter un organe (réflexe somato-viscéral) ou, inversement, une dysfonction viscérale peut se répercuter sur l’étage spinal correspondant (réflexe viscéro-somatique).
Dans une conception segmentaire, les correspondances dessinent un réseau complexe. Chaque nœud peut communiquer avec n’importe quel autre : dermatome, myotome, sclérotome, viscérotome. On décrit classiquement selon Head[1], qu’une affection de la vésicule biliaire peut s’associer à des manifestions musculaires au niveau de l’épaule.
Mais cela peut aussi concerner la peau (dermatome) ou des structures osseuses (sclérotome) répondant au même niveau segmentaire.[2]
[1] Dans les années 1890, le neurologue Sir Henry Head a découvert certaines zones de la peau qui développent une sensibilité (allodynie) au cours d'une pathologie viscérale (zones de Head). Il a également souligné l'existence de points spécifiques au sein de ces zones, qu'il a appelés « points maximaux ».
[2] Wancura-Kampik, I. (2012). Segmental anatomy: The key to mastering acupuncture, neural therapy, and manual therapy (1re éd.). Elsevier Urban & Fischer








